A L'EST DES BENNES

 1956 Banlieue "Est" de Paris. C'est l'histoire d'une vie d'adolescents, brisée comme un miroir dont les fragments se sont éparpillés dans les ténèbres d'un au-delà. C'est une étrange lutte entre le reflet d'un miroir imaginaire et d'un Piaf qui connaît son histoire. Ainsi vont s'écouler les quelques jours de la vie passée de Yves Malivet dit le Piaf entraîné dans un labyrinthe de balourdise où il connaîtra l'amour, l'amitié, les joies, les peines et les frayeurs.

Son monde se partage entre deux rives. Les gens des Fibros (groupe d’habitations réalisées en préfabriqué, situé près d’une décharge publique d’où le titre « A L’EST DES BENNES ») où la misère côtoie la joie, côté rive gauche de la route des Ornières. Côté rive droite, de modestes pavillons de banlieue affichent leur différence. Ces deux mondes s’ignorent comme si une rivière d’indifférence et d’aigreur les séparait.

Le Piaf se sent à l’étroit dans sa famille bourgeoise. Il habite rive droite, mais son cœur bat rive gauche avec ses amis. Julien, La Ficelle, Jean B, La pie, Josy et bien d’autres. Il veut vivre, là où les interdits n’existent pas, où le rêve permet de posséder les lueurs de l’espoir.

Dans le bas de la route des Ornières demeure, dans une usine désaffectée Diogène clochard philosophe, ami de la petite bande qui le vénère comme une idole.

Le Piaf découvrira l’amour si fragile et à tout moment, il se posera cette question :

« Existe-t-il ? »

Julien frère de sang et de « connerie » du Piaf, entraînera le clan, dans une vengeance en mémoire de ses parents disparus dans de dramatiques circonstances. Cette tragique escalade de violence finira par briser le miroir imaginaire du Piaf.

Le reflet s’effacera, le Piaf s’envolera, il ne restera que lui.

Richard Clavé    Le Piaf  

Les premières pages du livre